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Les Emballages Recyclables

Quelle est la définition d'un emballage recyclable ? Quels sont les matériaux d'emballages recyclables au Grand-Duché de Luxembourg ? Pourquoi certains déchets ne peuvent-ils pas encore être recyclés ?

Découvrez toutes les informations relatives au tri et au recyclage local !

Quand parlons-nous d'un déchet d'emballage recyclable ?

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Chez Valorlux, nous appliquons une définition claire de la notion de recyclable. Ainsi, nous considérons qu'un déchet  d'emballage est recyclable lorsqu'il correspond aux trois critères suivants: 

 

  • le déchet d'emballage est collectable par les systèmes de collecte existants au Grand-Duché de Luxembourg,
  • le déchet d'emballage peut être trié dans les installations de tri dans lesquelles le tri a été ou pourra être prouvé à grande échelle. Pour les emballages collectés dans le sac bleu Valorlux, ce critère s'applique au centre de tri de l'entreprise HEIN situé à Bech-Kleinmacher.
  • le déchet d'emballage est recyclable de manière économiquement et écologiquement raisonnable. Le recyclage a été ou pourra être prouvé à grande échelle.

Quels sont les critères d’un recyclage économiquement et écologiquement raisonnable ?

Nous parlons d’un recyclage économiquement et écologiquement raisonnable lorsque les critères suivants de toute la chaîne de recyclage sont en place :
 

  • Trajets de transport réduits au maximum pour la collecte, le tri et le recyclage ;
  • Frais économiquement tenables au niveau de la collecte, du tri et du recyclage ;
  • Installation de tri aux capacités de trier les flux majoritaires présents dans les déchets d’emballage ;
  • Centre de recyclage dans les pays limitrophes et européens ;
  • Technologie de recyclage prouvée à grande échelle et disposant de débouchés garantis.

Comment s'effectue le choix des recycleurs?

Dans la mesure du possible, Valorlux privilégie le recyclage local. Toutefois, étant donné que le Luxembourg ne dispose presque pas de filière i.e. d’usine de traitement (lavage, broyage) des emballages sur le territoire national par un souci de rentabilité, (le seuil de rentabilité se trouve aux alentours de 25.000 tonnes) la plupart des matériaux triés est transportée vers des recycleurs situés dans des pays limitrophes ou européens.

A part la prise en compte des critères correspondants à un recyclage économiquement et écologiquement raisonnable, tous les recycleurs auxquels les différents matériaux sont livrés sont certifiés par les autorités locales et un accord de l’Administration de l’environnement luxembourgeoise est nécessaire afin de pouvoir exporter ces déchets auprès des recycleurs.


En détail:

 

  • L’acier est recyclé au Luxembourg
  • L’aluminium est recyclé en Belgique
  • Le carton à boisson est recyclé en Allemagne
  • Le plastique est recyclé en France et en Allemagne 
  • Le carton et le papier sont recyclés en France, Belgique, Allemagne et aux Pays-Bas
  • Le verre est recyclé en France

Les emballages en métal : acier et aluminium

 

Saviez-vous que 80 % du métal mis sur le marché est encore en utilisation aujourd’hui ? Et que le recyclage d’une tonne de métal permet d’économiser entre 79 et 95 % d’énergie par rapport à une production à base de minerai ?

 

Comment se déroulent le tri et le recyclage des emballages en métal mis sur le marché luxembourgeois ? De quels types d’emballages s’agit-il ? Découvrez vite les réponses à ces questions dans cet article.

 

L’aluminium est le métal le plus abondant de l’écorce terrestre. Il est extrait de la bauxite, une roche qui doit son nom au village Les Beaux-de-Provence en France où ce minerais a été découvert pour la première fois. L’aluminium est très malléable, léger, dispose de bonnes qualités barrières afin de protéger les denrées alimentaires et ne rouille pas dans un univers humide.

 

L’emballage en aluminium est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • canettes à boissons,
  • barquettes alimentaires,
  • barquettes de nourriture pour animaux,
  • couvercles des pots de yaourt,
  • aérosols,
  • capsules de bouteilles (jus, eaux, vins ou spiritueux),
  • conditionnement des biscuits et du chocolat,
  • emballages cosmétiques et pharmaceutiques.

 

Le tri et le recyclage des emballages en aluminium au Luxembourg

 

Pour récupérer l’aluminium au centre de tri à Bech-Kleinmacher, des machines à courants de Foucault sont utilisées. Ce processus permet en effet de récupérer tous les emballages en aluminium. Ainsi, même les plus petits éléments (comme les capsules de bouteilles) peuvent être triés, récupérés et envoyés chez le conditionneur HKS Geel en Belgique après avoir été mis en balle.

 

Le conditionneur va préparer les déchets de telle manière à ce que les cannettes et les barquettes en aluminium peuvent être facilement recyclées en de nouvelles cannettes. Après avoir mis en balles ces nouvelles ressources, elles sont transportées vers un recycleur.

 

Le recycleur va d’abord broyer l’aluminium et éliminer les impuretés comme les peintures et les laques. Les chips d’aluminium ainsi nettoyées partent ensuite dans un fourneau à haute température (l’aluminium fond à partir de 660 degrés Celsius). Lorsque l’aluminium fond, il réagit avec l’air, formant de l’oxyde d’aluminium qui flotte en surface. Après avoir retiré ces scories, la masse sortante de ce processus peut être moulue en lingots ou en plaques. Les lingots sont étirés par un processus de laminage et ressortent sous forme de feuilles d’aluminium qui peuvent être utilisées pour fabriquer des nouveaux emballages ou objets.  

 

 

  • A titre d’exemple, le cycle complet de recyclage d'une cannette est de  60 jours! 

  • 670 cannettes peuvent, ensemble, servir à fabriquer un vélo !

  • En recyclant 1 tonne d’aluminium, vous économisez  9 tonnes de dioxyde de carbone (CO2).

 

L’acier est un alliage fer-carbone exploité depuis l’âge du fer. Suite à la révolution industrielle et le développement vers une société plus prospère dans la seconde moitié du xixe siècle, l’acier s’est développé comme matériau d’emballage pour de nombreux produits.

Les propriétés de celui-ci permettent une protection contre le rayonnement ultraviolet (UV), l'humidité, l’air et dispose d’une étanchéité optimale sans perméation.

 

L’emballage en acier est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • boîtes pour cosmétiques,
  • boîtes pour boissons,
  • conditionnement du chocolat, du thé, du café,
  • boîtes de confiserie,
  • cannettes,
  • capsules des bouteilles de bières
  • boîtes de conserve,  
  • couvercles,
  • bougies chauffe-plats
  • aérosols non dangereux.

 

Le tri et le recyclage des emballages en acier au Luxembourg

 

Le centre de tri à Bech-Kleinmacher dispose d’un overband magnétique (gros aimant placé au-dessus d'un convoyeur) afin de capter tous les déchets d’emballages en acier. Les déchets en acier ainsi récupérés sont d’abord pressés en balle et sont ensuite transportés chez ESKA Derichebourg à Woippy en France (Moselle)  où ils sont conditionnés et compactés. Après ce processus, la ferraille d’acier revient au Grand-Duché de Luxembourg chez Arcelor Mittal à Differdange pour être recyclée.

 

Chez Arcelor Mittal, les déchets vont d’abord être fondus dans un four à arc électrique. En parallèle de l’oxygène (O) est ajouté afin de retirer le carbone sous forme de dioxyde de carbone (CO2).  D’autres additifs sont ensuite ajoutés comme le silicium (Si) ou l’aluminium (Al) qui servent de réducteur ou de désoxydant et visent à retirer le restant d’oxygène. L’acier ainsi purifié et récupéré lors de ce processus est ensuite transporté vers  un four d’affinage appelé  four poche où sont ajoutés les alliages nécessaires déterminant les caractéristiques spécifiques du produit final. Finalement la poche est transportée vers la coulée continue.

Le produit final de cet acier recyclé venant de déchets d’emballages luxembourgeois est utilisé pour la production de poutrelles, de palplanches et de rails. Les déchets d’emballages en acier locaux ne redeviennent donc pas des emballages. La raison est la suivante : Arcelor Mittal dispose d’une usine spécialisée dans la fabrication d’emballages en acier à Dunkerque (France). Mais puisque le transport des déchets d’emballages en acier du Luxembourg vers Dunkerque ne serait ni écologiquement, ni économiquement viable, il est beaucoup plus judicieux que ces déchets soient recyclés localement et profitent à la production de poutrelles pour le bâtiment.

L’avantage du métal est qu’il peut être recyclé à l’infini sans perdre de ses qualités physiques et chimiques. La bonne recyclabilité du métal signifie que la plupart des emballages en métal mis sur le marché sont encore en utilisation aujourd’hui.

 

En théorie, la production de nouveaux objets métalliques pourrait donc s’effectuer exclusivement à partir de ferrailles. En pratique, l’obligation de recourir à une utilisation simultanée entre matières première et secondaire reste d’actualité, car beaucoup de métal est incorporé dans des applications qui ont un long cycle de vie comme le bâtiment ou les voitures. Pour ces applications, il faut ainsi attendre longtemps avant de pouvoir récupérer les métaux et les intégrer dans un nouveau produit.

 

C’est pour cette raison que la récupération des emballages en métal par les chaînes de collecte et de recyclage existantes est tellement importante. Le cycle de vie des emballages étant très court, les matériaux secondaires deviennent rapidement disponibles afin de pouvoir en refaire un autre produit. Le recyclage des emballages en métal contribue ainsi à la mise en place de l’économie circulaire en limitant l’extraction de nouveaux minerais, en préservant les ressources naturelles premières et en réduisant les émissions de CO2.

 

Ainsi, votre cannette de boisson peut - après utilisation et recyclage - potentiellement servir dans son prochain cycle de vie à l’industrie navale, automobile ou comme matériel de construction. Mais elle peut tout aussi bien être réutilisée en tant que cannette. Le cycle complet de recyclage d’une cannette remise sur le marché en tant que cannette est de seulement de 60 jours !

Taux de recyclage actuels :

 

  • Le taux de recyclage des emballages en métaux est de 83 % au Luxembourg en 2019.

  • Le taux de recyclage minimal imposé par la législation est de 50 %.

  • Au Luxembourg, le métal représente 7 % de la quantité totale des déchets d’emballages recyclés. (Source : Rapport annuel 2019 Valorlux).

     

        Taux de recyclage visés par la législation européenne et luxembourgeoise

 

Année Métaux ferreux Aluminium
2025 70% 50%
2030 80% 60%

 

 

 

Faits marquants : 

  • Chaque année, 98 milliards d’unités en métal sont produites en Europe pour l’industrie alimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Cela signifie que chaque résident de l’Union européenne consomme en moyenne 4 unités par semaine.
  • Chaque cannette en aluminium collectée et triée, peut devenir une nouvelle cannette en seulement 60 jours.
  • En recyclant 1 tonne d’aluminium, vous économisez  9 tonnes de dioxyde de carbone (CO2).

Illustration du recyclage de l'acier

 

 

Schema de production

(Source image: Arcelor Mittal Luxembourg)

Les emballages en plastique

Saviez-vous que le plastique constitue seulement 19 % du poids total des déchets d’emballages européens en 2018 tout matériau d’emballage confondu ?** Et que 40 % de la demande européenne en plastique sont dédiés à la production d’emballages ?*

 

Quels matériaux se cachent derrière la dénomination générique « plastique » ? Quels sont les plastiques recyclables au stade actuel du développement des installations de tri et de recyclage au Luxembourg ? Découvrez les réponses à ces questions dans cet article.

 

 

L’invention du premier plastique synthétique fabriqué en série remonte à 1907 avec l’invention de la bakelite par Leo Hendrik Baekeland. Ce matériau fût longtemps utilisé pour la production des téléphones. Suivaient l’invention du cellophane, du polyvinyl chloride (PVC), du polystyrène (PS), du polyethylène (PE) et du nylon avant la Seconde Guerre mondiale. L’envol réel du plastique commence après la Seconde Guerre mondiale. Tupperware est lancé en 1946 et la première bouteille en plastique fait son apparition en 1968.

 

Depuis, les avancées technologiques ont abouti à une production et une utilisation exponentielle du plastique au niveau mondial. En 2019, 370 millions de tonnes ont été produites et des estimations s’attendent à ce que ce chiffre soit doublé au courant des 20 prochaines années. (Commission européenne)

Le plastique et les ressources fossiles

 

Le plastique peut être synthétisé à partir de la cellulose, du charbon, du gaz naturel ou du pétrole. Cependant, il pourrait aussi être complètement biosourcé et produit à base de ressources renouvelables. Une question s’impose pourtant : pourquoi est-ce que la production du plastique est actuellement encore fortement liée à l’industrie pétrolière ?

 

Après la Seconde Guerre mondiale, les efforts de relance de l’économie mondiale ont provoqué un fort besoin en énergie. Etant donné que le pétrole permettait l’accès à une énergie bon marché, l’exploitation du pétrole a connu une croissance rapide qui persiste encore de nos jours. Et même si nous constatons aujourd’hui une volonté croissante d’aboutir à une transition énergétique, l’économie mondiale reste actuellement encore fortement dépendante de l’exploitation de ressources fossiles.

 

Et c’est dans ce contexte d’exploitation pétrolière, que le plastique a vu le jour. Lors du raffinage du pétrole, plusieurs essences sont retirées du pétrole brut comme par exemple le fuel, le gazole et le kérosène. Une autre essence, le naphta, est également extrait lors du raffinage. C’est ce produit qui sert précisément à fabriquer les résines de plastiques. Le plastique tel que nous le connaissons constitue donc un produit dérivé du raffinage du pétrole.

 

Avec une économie mondiale encore fortement dépendante des ressources fossiles, le naphta continue donc à être extrait en tant que produit dérivé du raffinage de pétrole.

 

Quid du recours aux ressources renouvelables ?

 

Actuellement, la production de plastique à partir de ressources renouvelables est encore dans sa phase de développement et de mise à l’échelle. La demande en bio-plastique reste encore faible avec une production se situant à 1 % de la production mondiale en plastique en 2020. 47 % (0,99 millions de tonnes) trouvent d’ores et déjà leur application dans les emballages***. Cette demande encore limitée actuellement, implique que le prix de production du plastique issu de ressources renouvelables est pour l'instant encore plus élevé que le prix de production à partir de ressources fossiles.

 

La Commission européenne envisage cependant de découpler la production du plastique des ressources fossiles en ayant recours, entre autres, à des ressources biosourcées. Cependant, elle veille également à s’assurer que ces nouveaux plastiques présentent de réels avantages écologiques par rapport à l’utilisation des ressources non-renouvelables.

 

Jusqu’à ce que ce découplage des ressources fossiles soit réellement entamé, nous pouvons donc estimer que le plastique issu de ressources fossiles – de par sa grande fonctionnalité et son coût relativement faible – continuera de nous accompagner dans nos vies quotidiennes.

 

 

Les emballages en plastique : origine de leur succès :

Le succès des emballages en plastique est dû aux caractéristiques spécifiques de ce matériau : flexibilité, résistance, légèreté, stabilité, propriétés de barrière, facilité de stérilisation, possibilité d’application en films ou en application rigide – toutes ces caractéristiques permettent aux plastiques d’être utilisés pour des applications d’emballages diverses et multiples.

 

En conséquence, le plastique est un matériau particulièrement attrayant pour l’emballage alimentaire. De par ses propriétés, le plastique contribue à réduire le gaspillage alimentaire, permettant aux denrées alimentaires de rester fraiches et de prolonger la durée de conservation des aliments. Il évite le transfert du goût et permet à la nourriture de garder son goût naturel. Ainsi il permet aux distributeurs de respecter les normes imposées en matière de sécurité alimentaire en permettant un traitement hygiénique et en protégeant la nourriture de contaminations extérieures.

 

Il est également intéressant de noter, qu’au stade actuel de la recherche et du développement, aucun autre matériau d’emballage ne permet de réunir toutes les caractéristiques dont dispose le plastique. Ce qui explique son succès continu comme matériau d’emballage.

Le PP (polypropylène) fait partie de la famille des polyoléfines. Il s’agit du plastique le moins dense. Sa résistance thermique le rend cependant particulièrement adapté pour les aliments qui doivent être chauffés dans un four à micro-ondes.

 

Il constitue 19,4 % de la demande européenne en plastique en 2019*.

 

L’emballage en polypropylène est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • Barquettes hermétiques pour aliments à chauffer dans le micro-ondes
  • Barquettes et pots pour salades
  • Pots de yaourts
  • Pots de beurre, margarine
  • Sachets pour l’emballage des confiseries,
  • Récipients avec un couvercle en charnière.
  • Pots de fleurs

 

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Vous pouvez identifier le PP à travers le code d’identification de la résine 5 apposé sur l’emballage. 

Le PE-HD (polyéthylène haute densité) fait partie de la famille des polyoléfines. Il dispose d’une densité supérieure et il est très rigide, solide et résistant à la tension et aux chocs.

 

Il constitue 12,4 % de la demande européenne en plastique en 2019.*

 

L’emballage en PE-HD est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • bouteilles rigides (par exemple bouteille de lait)
  • flacons (détergents, produits d’entretien, flacons cosmétiques comme le shampoing)
  • contenants de moutarde, de mayonnaise
  • pots
  • bouchons
  • films

 

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Vous pouvez identifier le PE-HD à travers le code d’identification de la résine 2 apposé sur l’emballage. 

Le PET fait partie de la famille des polyesters. Il s’agit d’un plastique robuste mais léger. L’application phare du PET est la bouteille en plastique, pour laquelle l’utilisation de plastique recyclé (appelé R-PET) en vue de sa réutilisation dans des nouvelles bouteilles a été approuvé par l’EFSA (European Food Safety Authority). La bouteille en PET est donc un exemple confirmé de circularité au niveau du plastique.

 

Il constitue 7,9 % de la demande européenne en plastique en 2019.*

 

L’emballage en PET est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • Bouteilles (jus, eaux)    
  • Barquettes alimentaires
  • Petits pots de vinaigrette et de sauces
  • Pots d’épices
  • Flacons pour produits hygiénique

 

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Vous pouvez identifier le PET à travers le code d’identification de la résine 1 apposé sur l’emballage.

Le PE-LD (polyéthylène basse densité) fait partie de la famille des polyoléfines. Le PE-LD dispose d’une faible densité. Flexible, souple et extensible, il peut résister jusqu’à une température de 80° Celsius.

 

Il constitue 17,4 % de la demande européenne en plastique en 2019.*

 

L’emballage en PE-LD est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • Sacs et films plastique, sacs poubelle
  • Films d’opercule pour barquettes alimentaires
  • Films d’emballages

 

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Vous pouvez identifier le LDPE à travers le code d’identification de la résine 4 apposé sur l’emballage.

Le polystyrène peut se présenter sous forme de mousse (EPS) ou sous forme rigide (PS ou XPS). Il dispose d’une faible barrière à l’oxygène et à la vapeur et dispose d’un point de fusion relativement bas.

 

L’application la plus connue du PS peut être trouvée sous la forme de polystyrène expansé, aussi appelé frigolite. L’EPS est un matériau d’emballage utilisé dans de nombreuses applications de la vie quotidienne. Léger et résistant, il dispose également d’une bonne capacité d’absorption des chocs et d’isolation thermique.

 

Il constitue 6,2% de la demande européenne en plastique en 2019 (PS+EPS).

 

L’emballage en PS est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • Pot de yahourt, crème fraîche
  • Barquettes pour poissons
  • Barquettes pour viandes
  • Emballages des aliments pour gérer la température des aliments chauds ou froids (poisson, viandes)
  • Emballage de calage et de protection
  • Emballage de l'alimentation rapide

 

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Vous pouvez identifier le PS à travers le code d’identification de la résine 6 apposé sur l’emballage.

Le tri

 

Les emballages en plastique collectés via la collecte porte-à-porte (sac bleu) sont acheminés au centre de tri à Bech-Kleinmacher. Un premier tri via tamis rotatif permet de séparer les emballages par rapport à leur taille. Ce procédé permet d’écarter les très grands films en plastique de la suite du processus de tri. Ensuite, les films plus petits et plus légers sont séparés du reste des emballages grâce à un séparateur à air qui aspire les films et finalement par un séparateur balistique. À la fin de ce processus, les films (PE et PP) sont ainsi complètement séparés des emballages rigides. Ces derniers continuent leur trajet à travers le centre de tri et traversent différentes unités permettant de faire un tri optique (NIR/Near infrared). Chaque NIR est capable d’identifier un matériau bien spécifique (PP, PS, PET, PE-HD) et l’aboutissement en fin de chaîne de tri sont des déchets triés par type de résine. En ce qui concerne les bouteille en PET, différents NIR permettent également d’identifier la couleur de la bouteille et de les trier par bouteilles transparentes/bleu clair, bouteilles bleu foncé/vertes et les bouteilles d’autres couleurs. À la fin de ce processus de tri, chaque matériau est pressé en balle et préparé pour livraison aux différents centres de recyclage.

 

Le recyclage

 

Les balles sont transportées de Bech-Kleinmacher à différents recycleurs :

 

  • Le PET est transporté chez Wellman et Plastipak Packaging en France
  • Le PE-HD est transporté chez Paprec en France, AGR_DAR et Replano en Allemagne
  • Les films en PE et PP sont transportés chez AGR_DAR en Allemagne
  • Le PP est transporté chez Paprec en France et AGR_DAR en Allemagne
  • Le PS est transporté chez Vogt Plastic en Allemagne
  • L'EPS est transporté chez Fischer Gruppe en Allemagne

 

Au niveau des centres de recyclage, chaque matériau demande une technique de traitement bien spécifique. De manière générale, les recycleurs se sont donc spécialisés dans le recyclage d’une résine de plastique. Ceci est dû au fait que les résines disposent de différentes densités et nécessitent différentes températures de fusion. Certaines résines, comme le résines issues des bouteilles en PET, peuvent être retransformées en nouvelles bouteilles. Pour la plupart des matériaux en plastique les accords de l’EFSA ((European Food Safety Authority) pour leur réutilisation dans des applications au contact alimentaire n’existent pas encore. Des résines pour lesquelles la réintégration dans des applications au contact alimentaire est permise ne doivent donc pas être mélangées aux résines qui n’ont pas cette autorisation afin d’éviter des contaminations. Ceci explique également l’importance de livrer des résines de variété unique à chaque recycleur.

 

Même si le processus de recyclage de chaque résine demande ainsi une technique bien spécifique, les grandes étapes restent similaires. D’abord les déchets sont lavés afin d’éliminer les grandes impuretés comme les colles par exemple. Ensuite ils sont broyés en paillettes ou flakes, relavés et ensuite fondus et pressés en granulés. Ces granulés sont utilisés pour les incorporer dans de nouveaux objets ou emballages.

 

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Le saviez -vous ? Zoom sur les bouchons des bouteilles

En faisant votre tri, vous pouvez laisser les bouchons sur les bouteilles. Lors du lavage, les paillettes issues du bouchon en PE-HD flotteront en haut et celles des bouteilles flotteront en bas ce qui permettra au recycleur de les séparer facilement les unes des autres avant la suite du processus de recyclage.

 

Par contre, si vous désirez soutenir une action luxembourgeoise locale, vous pouvez également les collecter séparément et les donner à l’association ASA qui, via son action « E Stopp fir e Mupp » finance l’éducation de chiens d’assistance.

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Le plastique est omniprésent dans notre vie quotidienne. On le trouve dans nos voitures, les écrans que nous regardons, les jouets, dans des applications cliniques, dans nos habits, nos maisons, dans les objets du quotidien et bien sûr dans les emballages.

 

Le matériau est souvent critiqué suite au revers de la médaille du succès de son utilisation – à savoir  le littering (déchets sauvages) et la pollution de l’environnement. Le plastique, tout comme les autres matériaux d’emballages, n’a pas sa place dans l’environnement. Une étude allemande de 2017**** a estimé que parmi quelques 1 350 fleuves analysés, 10 fleuves (8 en Asie et 2 en Afrique) sont responsables des 90 % de plastique acheminés par voie fluviale dans les océans.  L’origine de ce problème n’est pas le matériau plastique en soi, mais l’absence d’infrastructures de collecte, de tri et de recyclage des déchets dans ces régions.

 

La Commission européenne estime que chaque année, l’équivalence de 66 000 camions remplis de déchets en plastique sont déversés dans les océans européens. Au contraire de certains pays asiatiques, les infrastructures de collecte, de tri et de recyclage pour les emballages en plastiques sont pourtant bien opérationnelles et fonctionnelles en Europe. Ainsi il est fondamental que chacun d’entre nous participe au geste de tri. Afin que ces ressources ne deviennent pas des déchets perdus mais puissent être ré-utilisées et recyclées en de nouveaux objets ou emballages.

Taux de recyclage actuel :

 

  • Le taux de recyclage des emballages en plastique est de 59,22 % au Luxembourg en 2019.
  • Le taux de recyclage minimal imposé par la législation est de 22,5 %.
  • Au Luxembourg, le plastique représente 13 % de la quantité totale des déchets d’emballages recyclés.*****

 

Taux de recyclage futurs visés par la législation européenne et luxembourgeoise

 

2025 : 50 %

2030 : 55 %

 

Contenu de matière recyclée dans les bouteilles à boisson (R-PET)

 

2025 : 25 % de matière recyclée

2030 : 30 % de matière recyclée

 

Faits marquants :

  • L’Europe dispose du taux de recyclage du plastique le plus élevé du monde.

  • Depuis 2006, la quantité de déchets d’emballages en plastique acheminée vers les chaînes de recyclage a augmenté de 92 % dans l’Union européenne.

  • 42 % de la quantité des emballages en plastique collectés dans l’Union européenne ont été recyclés en 2018. *

  • La production européenne de plastique constituait 16 % de la production mondiale en 2019.

  • 51 % de la production mondiale est attribuable à des pays asiatiques. *

  • 40 % de la demande européenne de plastique est allouée aux emballages. 20 % dans la construction et 10 % dans l’automobile.*

BottleToBottle(Flaschenherstellung-Befüllen)
* Source PlasticsEurope
**Source Eurostat
*** Source : European Bioplastics
**** Source : Export of Plastic Debris by Rivers into the Sea" by Christian Schmidt (et al) from the Helmholtz Centre for Environmental Research (UFZ) in Germany
***** Source : Rapport annuel 2019 Valorlux

Les emballages en papier et en carton

 

Saviez-vous qu’en recyclant une tonne de papier-carton vous économisez 3 kWh ce qui équivaut à la consommation d’énergie d’une TV LCD pendant 2 jours ? Et que le papier et le carton constituent la majorité des déchets d’emballages en Europe avec 40,9 % du poids des déchets et 31,8 millions de tonnes générées en 2018 ?*

 

Comment est produit et recyclé le papier-carton et pourquoi est-il important de participer au geste de tri ? Découvrez les réponses à ces questions dans cet article.

 

La date retenue pour documenter la découverte du papier remonte à l’année 105 de notre ère. C’est à ce moment, qu’un fonctionnaire chinois appelé T’sai Lun propose sa méthode de fabrication du papier à la Cour impériale. Et même si, à cette date, la production et l’utilisation antérieure de papiers aux fibres végétales et de soie ont pu être démontrées par la suite, ce fut à partir de ce jour que le papier commencera sa propagation dans le monde.**  

 

D’abord à travers toute l’Asie, ensuite à travers le Moyen-Orient et finalement en Occident et en Europe. La production à échelle industrielle du papier a commencé réellement au 19ème siècle. Et c’est ainsi que ce matériel, qui était au début supposé servir à l’écriture et l’imprimerie, s’est développé en matériel utilisé pour des applications nombreuses et diverses.

 

La fabrication du papier/carton s’effectue aujourd’hui à partir des fibres végétales issues de l’abattage de bois ou du recyclage de vieux papiers. L’utilisation d’autres fibres végétales, comme la paille, le chanvre ou le roseau s’élève actuellement seulement à 2 % du marché mondial.

 

La pâte à papier ou pulpe, servant à produire le papier et le carton, peut être récupérée mécaniquement à partir du bois via le broyage du bois (matière première) ou à partir de vieux papier/carton  (matière secondaire). Dans ce processus, les composantes majeures du bois (bois, lignine, cellulose) sont préservées et aboutissent à ce que l’on appelle la pâte à bois. Ces papiers ont une bonne opacité et une bonne imprimabilité, cependant ils jaunissent avec le temps. Le papier peut aussi être produit de manière chimique à partir du bois. Ici, seules les fibres de cellulose sont retenues et la pâte à papier ainsi constituée est composée de 95 % de fibres de cellulose. Contrairement aux papiers issus de la pâte à bois, les papiers issus de fibres de cellulose disposent d’une plus mauvaise opacité. Mais ils vieillissent mieux car la lignine, responsable du jaunissement du papier, est retirée lors du processus de production.

Le papier et le carton voient récemment une augmentation d’utilisation dans les emballages. Ceci est dû principalement au développement du commerce à distance, mais aussi à une attitude plus sceptique du consommateur envers les emballages en plastique ; ce qui engendre une attitude plus favorable envers les emballages en papier et carton. Le papier et le carton sont en effet perçus par les consommateurs comme étant écologiquement plus favorables.

Emballer ses produits agroalimentaires dans du papier/carton constitue ainsi une alternative par rapport à l’utilisation d’autres matériaux et permet d’attirer une clientèle écologiquement plus sensible.

 

Utilisés pour leur résistance, leur moindre coût et leur légèreté, les emballages en papier-carton protègent leur contenu également pendant le transport. Le papier et le carton sont utilisables sous différentes formes (de la mousseline pour les serviettes jusqu’au carton rigide) et permettent ainsi l’utilisation dans des applications diverses. De plus, le papier et le carton sont très modulables et facilement imprimables, ce qui permet de présenter les aliments dans des emballages de différentes formes et couleurs.

 

L’emballage en papier - carton est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • Boîtes de céréales
  • Tomates passées
  • Pâtes
  • Muesli
  • Riz
  • Pain croustillant
  • Chocolat
  • Farine, sucre, sel
  • Noix et noisettes
  • E-commerce
  • Boîtes à pizza
  • Boîtes à œufs
  • Sacs de courses,  fruits et légumes, pain et viennoiserie, sandwich

Le tri 

 

Au Grand-Duché de Luxembourg, les emballages en papier ou en carton peuvent être triés par les ménages et collectés par les communes par différents moyens: poubelle bleue, containers ou centre de recyclage. La poubelle bleue prévue à cet effet et collectée en porte-à-porte, est certainement le moyen le plus simple pour les consommateurs de faire le tri chez eux et de se défaire de leurs déchets en papier/carton.

 

Via la collecte porte-à-porte ou la collecte centralisée dans les parcs de recyclage et containers, les déchets d’emballages en papier et carton sont ensuite transportés vers les entreprises Lamesch à Bettembourg, Eco-Tec à Sanem et Hein Déchets à Bech-Kleinmacher. Ici, des éléments majeurs gênant le processus de recyclage, tels que des emballages multi-matériaux (par exemple les emballages combinant carton et plastique) et les emballages fermés dont le contenu est difficilement vérifiable visuellement (par exemple la boîte à pizza qui peut contenir des restes d’aliments / les déchets en papier mis dans un sachet en plastique) sont écartés manuellement, par un pickeur, du reste du flux du matériel. Un tri semi-automatisé est effectué ensuite si nécessaire pour séparer le papier du carton. Puis, tous les déchets jugés être de bonne qualité sont pressés en balles et transportés chez des papetiers et des cartonniers situés dans des pays limitrophes (France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas).

 

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Bon à savoir : 

Facilitez le travail manuel du pickeur !

 

Les emballages en papier/carton fermés tels que les boîtes à pizza, doivent de préférence être mis dans le bac à papier-carton en étant déchirés en deux parties, afin que le pickeur, qui effectue un tri manuel et visuel à l’entrée chez le conditionneur, puisse facilement identifier la qualité de cet emballage et le juger apte pour le bon flux de recyclage (pas de restes de nourriture, pas de gras). Si le contrôle visuel n’est pas possible, ces emballages seront écartés du flux car leur contenu potentiel risque de fortement gêner le processus de recyclage.

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Le recyclage

 

Le recycleur va d’abord faire un tri et séparer les différents types de papier et de carton selon la couleur et la forme puis éliminera les éléments résiduels qui pourraient gêner le processus de recyclage.

Lors d’une prochaine étape, les déchets sont mis dans un bain à eau chaude appelé pulpeur – épurateur où les fibres se désolidarisent et reforment une pâte. C'est ainsi que les fibres secondaires servant à produire du nouveau papier/carton sont récupérées. D’autres éléments, tels que des agrafes ou des petits éléments de plastique sont également écartés. Finalement, et si nécessaire, une opération de désencrage termine le processus et permet d’éliminer l’encre d’imprimerie de la pâte. La pâte est ensuite étalée et séchée pour être finalement mise en bobine. À partir des bobines, de nouveaux produits finis peuvent être produits.

Mondialement, chaque 6e arbre abattu est transformé en papier/carton. Pour la fabrication du papier à partir de ressources naturelles, presque autant d’énergie est nécessaire que pour la production d’acier.*** S’y ajoutent les problématiques du remplacement de forêts primaires par des plantations intensives en arbres pour produire du papier/carton et l’exploitation illégale des forêts. Une étude a découvert en 2012 que parmi 34 livres pour enfants analysés, 16 contenaient des fibres issues de l’exploitation illégale. ***

 

Ainsi, même si le papier et le carton sont issus de ressources renouvelables, la croissance du marché papier-carton exerce une forte pression sur les forêts du monde. Par conséquent, en considérant les faits mentionnés ci-dessus, ce contexte souligne l’importance du tri et du recyclage du papier et du carton.

 

Le recyclage du papier-carton permet non seulement de réduire l’utilisation de matières premières mais nécessite aussi moins d’énergie et moins d’eau que la production à partir de matières premières. En analysant les chiffres récents, nous constatons déjà un inversement de la tendance. Le papier/carton issu de vieux papiers constituait 57 % de la production mondiale en 2019. 43 % étaient issus de matières premières. ***

 

Le recours aux matières premières reste en effet parfois une nécessité. Par exemple, en ce qui concerne les emballages en papier-carton utilisés pour l’alimentation, il est souvent nécessaire de recourir à des fibres premières afin de garantir une qualité de l’emballage qui doit répondre à certaines normes sanitaires.

 

En effet, la longueur des fibres se raccourcit avec chaque rotation de recyclage, ce qui dégrade la qualité des fibres au fil du temps. Afin de garantir une bonne qualité de l’emballage permettant la protection de son contenu de manière adéquate, des fibres primaires sont ainsi utilisées pour la production de l’emballage.

Ceci dit, l’utilisation du papier et du carton seul (en mono-matériel) est actuellement encore peu appropriée pour garantir une conservation prolongée et pour l’emballage de produits frais. L’incorporation et la combinaison de plusieurs matériaux dans un seul emballage (ajout de plastique ou d’aluminium en plus du papier-carton) deviennent une nécessité car ces matériaux complémentaires permettent de garantir une étanchéité et imperméabilité. Le gobelet de café est un exemple des plus connus - il est généralement recouvert d'une fine couche de plastique. Au stade actuel des développements techniques, ce sont les seuls moyens qui permettent de garantir une conservation prolongée et une fraîcheur des aliments, ainsi que l’évitement du transfert du goût du papier – carton vers les aliments.

 

Une autre technique consiste à ajouter des adjuvants et additifs qui donnent au papier-carton certaines caractéristiques recherchées. Ce sont le plus souvent des produits de charges et de couchage, des laques, des encres, des adhésifs, des composants chimiques comme des substances hydrophobes ou donnant un effet siliconé ou sulfurisé. Dépendant des additifs et adjuvants utilisés et de la quantité utilisée, ces derniers peuvent également influencer la qualité de la pâte recyclée, voire même gêner le processus de recyclage.

 

Dans les deux cas, lorsque les fibres deviennent trop courtes après plusieurs cycles de recyclage – en général entre six et sept rotations – ou lorsque trop d’éléments de contamination dus à certains adjuvants ou additifs se retrouvent dans la pâte à papier, cette pâte pourra juste être utilisée pour la fabrication de produits à basse qualité comme le papier hygiénique par exemple.  Les matières premières doivent être utilisées pour la production des emballages en papier-carton de qualité supérieure. Surtout si les emballages sont destinés au contact alimentaire.

Taux de recyclage actuels

 

  • Le taux de recyclage du papier et du carton s’élève à 87,31 % au Grand-Duché de Luxembourg. ****
  • Le taux de recyclage minimum imposé par la législation est de 60 %.
  • Au Luxembourg, le papier/carton représente 32 % de la quantité totale des déchets d’emballages recyclés. ****

 

Taux de recyclage visés par la législation européenne et luxembourgeoise

 

2025 : 75%

2030 : 85%

 

Faits marquants :

  • De 2008 à 2019, la croissance des déchets d’emballages en papier/carton mise sur le marché luxembourgeois est de 33,3 %. 

  • Au Luxembourg, chaque habitant est estimé de produire entre 119 et 147 kg de déchets d’emballages en papier et carton par an (2017) – une des plus fortes consommations dans toute l’Europe. ***

  • Plus de 3 000 sortes de papiers différents existent actuellement. ***

  • Le papier/carton issu de vieux papier constituait 57 % de la production mondiale en 2019. 43 % était issu de matières premières. ***

  • 72 % du papier/carton sont recyclés en Europe *****

 

Image1
 
* Source : Eurostat
** Source : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000078283_fre
*** Source : ECO-Conseil
**** Source : Valorlux rapport annuel 2019
***** Source : CEPI Statistics
****** Source : CITEO

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Bon à savoir :

 

  1. Ne déchirez pas vos déchets en carton en petits morceaux car ils risquent de ne pas être identifiés lors du tri automatisé. Ils passeraient alors dans la chaîne de tri du papier ce qui en rendrait le recyclage plus difficile.
  2. Ne mettez pas vos déchets en papier/carton dans un sac en plastique: Dès l’entrée dans le flux de tri, ils seront qualifiés d’indésirables et écartés de la suite du processus car le contrôle visuel de leur contenu ne sera pas réalisable. Ils ne pourront donc jamais être recyclés.
  3. Le papier thermique (tickets de caisse, fax) n’est pas à mettre avec vos déchets en papier et carton. Ses composantes risquent de contaminer la pulpe au moment du processus de recyclage. Ce type de papier doit ainsi être mis dans la poubelle des déchets résiduels (poubelle grise).

 

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Les emballages en verre

 

Saviez-vous que recycler une tonne de verre permet d’éviter l’extraction de carrière, le transport et le traitement de 1,2 tonne de ressources naturelles ?

 

Comment se déroulent le tri et le recyclage des emballages en verre mis sur le marché luxembourgeois ? De quels types d’emballages s’agit-il ? Découvrez les réponses à ces questions dans cet article.

 

Le verre est un des matériaux les plus anciens utilisé par l’Homme. La découverte du verre fut probablement le fruit du hasard il y a 4 500 ans avant notre ère lorsque des Mésopotamiens se sont rendus compte que la chaleur du feu transformait le sable et la soude en pâte de verre.

 

Au fil du temps, de nouvelles techniques pour fabriquer le verre, telles que le moulage et le soufflage, se sont développées. Le verre, encore opaque pendant très longtemps, était cependant déjà disponible en diverses couleurs. Le premier verre d’une grande transparence fut  fabriqué dans la ville italienne de Murano au  XIIIe siècle.

 

En 1632 le diplomate Kenelm Digby invente la bouteille en verre moderne et en 1903 l’américain Michael J. Owens invente la première machine capable de fabriquer les bouteilles de manière automatique. Ce sera finalement au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, avec le lancement de machines à commande électronique, que le volume de production des emballages en verre a pu être augmenté et a permis une production à échelle industrialisée.

Le verre est utilisé dans des applications diverses : verre plat, verre creux, fibre de verre et des applications techniques pour l’électronique. Les emballages en verre tombent sous la catégorie des verre creux.  Ces derniers sont inertes et imperméables ce qui les rend très stables. De par leurs caractéristiques, ils ne nécessitent aucune autre barrière ou d’autres additifs afin de protéger leur contenu.

 

L’emballage en verre est utilisé dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • Bouteilles de vin, de bière et de spiritueux
  • Bouteilles de Champagne, crémant et vins mousseux
  • Bouteilles de boissons non alcoolisées
  • Flacon et pots de produits d’hygiène-beauté, de pharmacie (crèmes, parfums)
  • Pots et bocaux de conserves et condiments (par exemple pots de petit-pois, carottes, haricots, confiture, cornichons, câpres)
  • Bouteille d’huile d’olive, de vinaigre
  • Moulin à sel, à poivre

 

Parmis toute la production des emballages en verre, 98 % sont alloués à l’alimentaire et 2 % à l’hygiène, aux produits de beauté et de pharmacie.

Le tri 

 

Au Grand-Duché de Luxembourg,  les emballages en verre peuvent être triés par les ménages et collectés par les communes par différents moyens : poubelle privée, bulles, containers ou centre de recyclage. La poubelle prévue à cet effet et collectée en porte-à-porte, est certainement le moyen le plus simple pour les consommateurs de faire le tri chez eux et de se défaire de leur déchets en verre.

Via la collecte porte-à-porte ou la collecte centralisée dans les parcs de recyclage, les bulles et containers, les déchets d’emballages en verre sont ensuite transportés vers l’entreprise Lamesch à Bettembourg et à Holzthum, l’entreprise Hein à Bech-Kleinmacher et l'entreprise Eco-Tec à Sanem. À ce stade, les premiers éléments indésirables sont également déjà sortis manuellement des déchets.

 

Le Recyclage

 

Du Luxembourg, le verre est ensuite transporté vers l’entreprise Sibelco en France. Ici le calcin, c’est-à-dire le verre nettoyé et broyé utilisé en remplacement de la matière première, sera préparé en plusieurs étapes :

  • Le tri magnétique permettra de séparer les corps métalliques ferreux (capsules de bouteilles, couvercles des pots et divers métaux) du reste du flux.
  • Un tri manuel permettra ensuite de retirer des déchets volumineux (journaux, cartons, sacs plastiques).
  • Vient ensuite la phase de calibrage qui consiste à broyer les déchets en verre les matériaux métalliques non ferreux sont retirés via courants de Foucault (par exemple l’aluminium).
  • Lors d’un tri optique les corps inertes, les infusibles (tasses, assiettes, pots de fleurs) sont enlevés du flux.
  • Finalement un tri par couleur est effectué.

 

Le calcin, trié par couleur, peut ainsi être livré au verrier. Le verrier s’occupera de retransformer le calcin en de nouveaux emballages. Pour cela le calcin est à nouveau liquéfiée dans un four de fusion. Il est parfois nécessaire de rajouter des ressources de base (sable, soude…). Cependant, le calcin est entretemps devenu la matière première principale de l’industrie verrière, avec certains fours qui fonctionnent avec plus de 90 % de calcin.

Le verre utilisé pour fabriquer les emballages, appelé verre sodo-calcique, est composé de 3 ingrédients de base : le dioxyde de silicium (SiO2), oxyde de sodium (Na2O) et l’oxyde de calcium (CaO). Cependant, la production du verre ne se fait plus exclusivement en utilisant des ressources naturelles mais comporte majoritairement du calcin – ce verre brisé provenant entre autres de la collecte des déchets d’emballages.

En utilisant du calcin, la production de nouveaux emballages en verre permet d’économiser des ressources naturelles et un tiers d’énergie par rapport à la production de verre nouveau. Le verre peut également être recyclé jusque 50 fois sans perdre de ses qualités.

 

L’emballage en verre, qui après utilisation par les consommateurs est collecté par les systèmes de collecte en place au Grand-Duché de Luxembourg, peut ainsi retrouver une deuxième vie dans du nouveau verre. En 2018, 76 % des emballages en verre ont été collectés à travers toute l’Europe afin d’être recyclés.* Et ce taux de collecte continue d’évoluer de manière positive. Avec votre tri à la maison, vous pouvez ainsi également contribuer à l’augmentation de ce taux de collecte.

 

Voici quelques indicateurs qui devraient encourager votre geste de tri :

 

  • Recycler une tonne de verre permet d’éviter l’extraction de carrière, le transport et le traitement de 1,2 tonne de ressources naturelles.*
  • Une tonne de verre recyclé permet d’économiser 1550 kWh, c’est-à-dire la consommation d’énergie d’une TV LCD pendant 858 jours.
  • Recycler une tonne de verre permet de réduire la pollution de l’air de 25 %.
  • Recycler une tonne de verre permet de réduire la pollution de l’eau de 50 %.

Taux de recyclage actuels

 

  • Le taux de recyclage du verre s’élève à 66,58 % au Grand-Duché de Luxembourg **

 

  • Le taux de recyclage minimum imposé par la législation est de 60 %.
  • Au Luxembourg, le verre représente 41 % de la quantité totale des déchets d’emballages recyclés. **

 

Taux de recyclage visés par la législation européenne et luxembourgeoise

 

2025 : 70%

2030 : 75%

Faits marquants :

  • Le verre constitue 18,7 % du poids des déchets d’emballages tout matériaux confondus générés en Europe en 2018 ***

  • Les bouteilles et pots en verre avec une fermeture en métal sont recyclables à 99 % ****

  • Une tonne de verre recyclée permet d’économiser 1550kWh, c’est-à-dire la consommation d’énergie d’une TV LCD pendant 858 jours

  • Une tonne de verre recyclée permet de fabriquer en moyenne 2200 nouvelles bouteilles de 75 cl *****

  • Une tonne de verre recyclée permet d’économiser 1,2 tonne de matières premières qui servent à la fabrication du verre

  • Une tonne de verre recyclée permet de réduire de 621 kg les émissions de Co2 ce qui correspond à 5600 km parcourus en voiture

 

Calcin de verre
* Source : FEVE.org
**Source : Valorlux rapport annuel 2019
*** Source : Eurostat
****Source : https://www.bvse.de/recycling-glas/nachrichten-glasrecycling/4328-bv-glas-studie-glasverpackungen-sind-bis-zu-99-prozent-recyclingfaehig.html
***** Source : CITEO

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Bon à savoir :

  1. Seul le verre d’emballage (sodo-calcique) peut être jeté dans les poubelles ou les containers à verre ! Tous les autres verres n’y ont pas leur place car ils ont d’autres propriétés physico-chimiques qui risquent de perturber le recyclage des verres d’emballages. (Exemples de verre qui ne sont pas des verres d’emballages : miroir, lampe, écran de télévision, ampoule, cristal, pyrex, porcelaine.) Ces verres spéciaux doivent être déposés dans les parcs de recyclage.

  2. N’oubliez pas de jeter vos couvercles métalliques, muselets de bouchons de champagne/crémant, bouchons couronnes et bouchons à vis des bouteilles et bocaux en verre dans le sac bleu !

  3. Pour les bouteilles en  verre consigné, il est recommandé de s’assurer que ce verre soit retourné au commerçant et de ne pas le jeter dans votre poubelle à verre ou dans les containers. Le verre consigné peut être réutilisé sans passer par les phases de fonte ce qui améliore leur bilan écologique. Ces bouteilles peuvent être lavées et ensuite à nouveau remplies.

 

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Les cartons à boisson

 

Saviez-vous que le taux de recyclage des cartons à boisson en Europe  était de 51 % en 2019 ? * Et que les cartons à boisson représentent 2 % de la quantité totale des déchets d’emballages recyclés au Grand-Duché de Luxembourg ? ***

 

Comment optimiser ce taux de recyclage et comment sont traités les cartons à boisson après utilisation par les consommateurs ? Découvrez les réponses à ces questions dans cet article.

 

En 1915, l’Américain John van Wormer dépose le premier brevet pour un carton à boisson. La particularité de ces cartons était qu’ils étaient utilisés pour des aliments liquides, notamment le lait, et ceci à partir des années 30. Afin de les rendre étanches, ces premiers cartons à boisson étaient couverts d’une couche de cire de paraffine. Inspiré par cet emballage innovateur et après avoir visité les États-Unis, un Allemand du nom de Günter Meyer-Jagenberg invente l’emballage Perga, un emballage imperméable et pliable en carton pour lequel il dépose le brevet en 1930 en Europe. Il s’agissait du premier emballage flexible disponible en Europe et il inspire encore de nos jours la production des cartons à boisson modernes.

 

Le réel envol des cartons à boisson commence après la Seconde Guerre mondiale. L’emballage reçoit une nouvelle forme, celle bien connue aujourd’hui en forme de brique, afin de faciliter le transport vers les supermarchés qui, entretemps, connaissent une réelle affluence et remplacent les petits magasins du coin. Avec la mise sur le marché progressive du plastique, la couche de cire de paraffine est remplacée par une couche de polyéthylène.

 

En 1975 une autre nouveauté voit le jour : le remplissage aseptique. Ce procédé permet de garantir une durée de vie encore plus longue des aliments et les protège de contaminations. Ce développement est accompagné du rajout d’une fine couche d’aluminium à l’intérieur du carton à boisson, ce qui permet de nos jours d’utiliser le carton à boisson pour d’autres applications alimentaires liquides tel que les soupes.   

Les cartons à boisson sont des emballages composites, constitués de carton, de polyéthylène et, pour les cartons à boisson aseptisés, d’une fine couche d’aluminium. En moyenne, un carton à boisson est composé de 75 % de fibre de papier, de 4 % d’aluminium et de 21 % de plastique (film en polyéthylène et bouchon en HDPE).

 

Chaque couche a sa propre fonction. La couche de plastique, composée de polyéthylène, sert de matériau de barrière et protège le contenu contre l’humidité. L’aluminium, quant à lui, protège contre les infiltrations d’oxygène et de lumière. Le matériau principal, le carton est, à 90 %, issu de fibres longues d’arbres de forêts scandinaves et permet de donner à l’emballage son caractère pliable.

 

La combinaison de ces matériaux fait que les cartons à boisson sont utilisés pour leurs caractéristiques bien spécifiques : ils sont étanches, légers et imperméables à la lumière et à l’oxygène. Leur forme particulière en brique permet également de faciliter le transport. Ces emballages protègent leur contenu tant à température ambiante qu’au réfrigérateur. Du fait que les ingrédients peuvent être stockés jusqu’à douze mois sans avoir besoin d’être réfrigérés, ils contribuent également à limiter le gaspillage alimentaire.

 

Les cartons à boisson sont utilisés dans différentes applications (liste non-exhaustive) :

 

  • Lait
  • Lait chocolaté
  • Jus
  • Crème fraîche
  • Eau
  • Vin
  • Soupe

Le tri 

 

Au Grand-Duché de Luxembourg, les cartons à boisson peuvent être triés par les ménages et peuvent être collectés par les communes par différents moyens : via le sac bleu Valorlux ou via les centres de recyclage. Le sac bleu Valorlux prévu à cet effet et collectée en porte-à-porte, est certainement le moyen le plus simple pour les consommateurs de faire le tri chez eux et de se défaire de leurs cartons à boisson.

 

Les cartons à boisson collectés via la collecte porte-à-porte du sac Valorlux sont ensuite transportés vers le centre de tri de Hein Déchets à Bech-Kleinmacher. Ceux collectés via les centres de recyclage aboutissent chez l’entreprise Lamesch à Bettembourg.

 

Au centre de tri, les cartons à boisson entrent dans le même flux de tri que les autres matériaux collectés via le sac Valorlux – à savoir les emballages en plastique et les emballages en métal. Les cartons à boisson peuvent être séparés du reste du flux par tri optique (NIR/Near infrared). À la fin du processus de tri, tous les déchets d’emballages des cartons à boisson sont regroupés en une seule fraction et sont pressés en balles pour le transport chez le recycleur spécialisé Papierfabrik Niederauer Mühle en Allemagne.

 

Le recyclage

 

Le processus de recyclage des cartons à boisson est très similaire à celui des emballages en papier et du carton. Mais du fait que le carton à boisson est un emballage composé de plusieurs matériaux, il nécessite un procédé adapté pris en charge par des recycleurs spécialisés afin de pouvoir récupérer les fibres de papier et de les séparer des autres matériaux dont sont constitués les couches intérieures du carton à boisson, à savoir le plastique et l’aluminium.

 

Ainsi, pour récupérer les fibres secondaires servant à produire du nouveau papier/carton, les déchets sont d’abord mis dans un bain d’eau chaude appelé pulpeur – épurateur où les fibres se désolidarisent et reforment une pâte. Cette étape prend plus de temps, c’est-à-dire 20 minutes au lieu de 5 minutes pour les emballages mono-matériaux en en papier et en carton afin de garantir que la fibre de papier se désolidarise complétement du plastique et de l’aluminium. La gravité sépare ensuite les couches de plastique et d’aluminium du carton. La pâte à papier est ensuite étalée et séchée pour être finalement mise en bobine. À partir des bobines, de nouveaux produits finis en papier et carton peuvent être produits.

Les avantages et désavantages écologiques des cartons à boisson suscitent la controverse et souvent des résultats divergents. Des études récentes montrent que les cartons à boisson ont des impacts favorables quant au changement climatique.

L’utilisation de fibres de bois comme matériau principal ainsi qu’une forme de stockage simple et un poids réduit des emballages permettent d’optimiser les trajets de transport. Un camion peut en effet être rempli en moyenne avec 25-41 % de plus de cartons à boisson qu’un camion rempli avec des bouteilles en verre. En ce qui concerne les fibres de carton, la pulpe des cartons à boisson offre de longues fibres de qualité supérieure, qui peuvent être recyclées. Même si elles ne peuvent pas être réintégrés dans des emballages qui servent au contact alimentaire, elles vont trouver une seconde vie dans des applications telles que des mouchoirs ou des papiers hygiéniques (essuie-tout, papier toilette) ou des boîtes en carton, sacs en papier, enveloppes.

L’utilisation de ressources biogéniques et un transport optimisé impactent ainsi positivement les effets sur les émissions de CO2 et la performance environnementale des cartons à boisson.

 

Par contre, en analysant la recyclabilité actuelle des cartons à boisson, ce bilan positif est remis en question par certaines associations. Le carton à boisson étant un emballage composite constitué de plusieurs matériaux, le recyclage de toutes ses composantes n’est actuellement pas encore réalisé à échelle industrialisée. Ainsi, même si les fibres de bois peuvent être recyclées et réutilisées en d’autres produits, les autres matériaux - ce mélange de polyéthylène et d’aluminium appelé PolyAl - est majoritairement valorisé de manière énergétique. Le plastique peut être utilisé en tant que source d’énergie pour le séchage de la pâte à papier dans la machine à papier. L’aluminium peut être utilisé comme liant dans le ciment ou récupéré comme matière première. La viabilité économique du recyclage de ces deux composantes n’est actuellement pas encore assurée.

 

Cependant, les grands producteurs de cartons à boisson promettent de mettre en place des améliorations en s’associant et en combinant leurs forces et sont à la recherche active de solutions de recyclage. Une voie entamée est de mettre en place un processus permettant de transformer le PolyAl en granulés qui pourraient être ré-utilisés à nouveau dans de nouveaux produits. Un nouveau centre de recyclage spécialisé ouvrira ses portes à cette fin en Allemagne en 2021.

 

Avec un taux de recyclage européen se situant à 51 % en 2019, il est donc important de continuer de collecter et de trier les cartons à boisson. Ce taux est en constante progression depuis quelques années, mais peut encore être optimisé. C’est pour cette raison que votre geste de tri importe également en ce qui concerne les cartons à boisson.

Taux de recyclage actuels

 

  • Le taux de recyclage des cartons à boisson s’élève à 71,13 % au Grand-Duché de Luxembourg. **
  • Il n’existe pas de taux de recyclage minimum imposé par la législation.
  • Au Luxembourg, les cartons à boisson représentent 2 % de la quantité totale des déchets d’emballages recyclés. ***

 

Taux de recyclage visés par la législation européenne et luxembourgeoise

 

Il n’existe pas de taux de recyclage spécifique prévue par la législation européenne et luxembourgeoise

 

Faits marquants :

  • 98 % des fibres de papier utilisés pour la fabrication des cartons à boisson en Europe proviennent de forêts européennes gérées de manière durables et certifiées FSC ou PEFC. *

  • Les produits laitiers représentent 55 % du marché des cartons à boisson, les jus et autres aliments représentent 45 % du marché *

  • 51 % des cartons à boisson mis sur le marché européen ont été recyclés en 2019 *

  • 1371 tonnes de cartons à boisson ont été mis sur le marché luxembourgeois en 2019. ***

 

Image1
*ACE
** Source : Valorlux rapport annuel 2018
*** Source : Valorlux rapport annuel 2019

Pourquoi certains matériaux ne sont-ils pas recyclés actuellement ?

Divers facteurs expliquent pourquoi certains déchets ne peuvent actuellement pas encore être recyclés :
 

  • Avancée technologique : Le recyclage de chaque matériau présuppose que sa technologie de recyclage existe. Pour certains matériaux, la technologie de recyclage n’a pas encore été développée ou ne permet à ce stade pas encore un recyclage de déchets en masse.
  • Intérêt économique et écologique : l’absence de débouchés garantis, des volumes de déchets trop faibles (le seuil de rentabilité se trouve aux alentours de 25.000 tonnes), des coûts rédhibitoires amènent à conclure qu’il n’est ni économiquement, ni écologiquement raisonnable d’envisager de recycler certains matériaux.
  • Compétitivité par rapport à la matière vierge : Une filière de recyclage doit être compétitive vis-à-vis de la matière vierge. La fluctuation du prix des matières premières peut ainsi aussi influencer sur le développement des chaînes de recyclage.
  • Emballages aux matériaux innovateurs : Les avancés au niveau de la mise sur le marché d’emballages composés de matériaux innovateurs sont souvent un frein à un recyclage de qualité car la technologie permettant leur recyclage doit encore être développée.

Vider ses emballages, c'est le premier pas vers un recyclage de qualité !

Afin de garantir un bon tri et recyclage des emballages collectés, veillez à :

 

- Vider vos bouteilles et vos cartons à boissons de tout liquide.

- Ne laissez pas des restes de nourriture dans vos déchets en carton (exemple la boîte à pizza).

- Enlevez tous les restes de nourriture de vos pots, gobelets et barquettes. Par contre, il n'est pas nécessaire de les laver.

 

En procédant de cette manière, vous garantissez que votre emballage recyclable entrera dans la chaîne de tri et de recyclage. Les emballages non vidés sont écartés mécaniquement ou manuellement du flux de tri et de recyclage.

Veuillez trouver plus d'informations sur les consignes de tri sur la page "Mon sac bleu".

Bonjour, comment pouvons-nous vous aider?

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